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Sur l'eau, la prog maritime

Les langoustiers de l’Iroise

À partir de la Bretagne, où elle prit son essor à la fin du XIXe siècle, la pêche à la langouste supposait de s’aventurer de plus en plus loin : la pêche intensive épuisant vite les fonds, il fallut des bateaux toujours plus grands, plus marins, pour aller chercher les prises de l’Iroise aux îles britanniques et à l’Irlande, à l’Espagne, au Portugal puis au Maroc et à la Mauritanie, et jusqu’aux Antilles… 

 

Leur coque était équipée d’un vivier, vaste compartiment d’eau de mer dans lequel les prises étaient gardées vivantes jusqu’au retour. 

 

Gréés le plus souvent en sloups, avec une grand-voile à corne surmontée d’un flèche, et une trinquette et un foc à l’avant, les langoustiers se devaient d’être très manœuvrants pour tirer des bords sur leurs filières de casiers. 

 

Les langoustiers de l’Iroise

 

Ce n’est qu’à partir du milieu du XIXe siècle que la pêche à la langouste s’est vraiment développée en Bretagne, quand les citadins fortunés y ont pris goût et que le chemin de fer a permis d’acheminer les crustacés vivants jusque dans les grandes villes.

 

Les types de bateaux utilisés pour mouiller et relever les casiers à crustacés ont évolué rapidement, notamment pour s’aventurer de plus en plus loin afin de trouver leurs cibles : la langouste ou le homard mettant longtemps à croître et à se reproduire, la pêche intensive épuise vite les fonds… Il fallut aller toujours plus loin, et avec des bateaux plus grands, plus marins…

Camaret, Audierne, Douarnenez, entre autres ports de la pointe de Bretagne, se sont illustrés dans cette quête parfois aventureuse de nouveaux terrains de pêche à exploiter, de l’Iroise aux îles britanniques et à l’Irlande, à l’Espagne, au Portugal puis au Maroc et à la Mauritanie, et jusqu’aux Antilles…

 

Les langoustiers, qui devaient manœuvrer facilement et tirer des bords sur leurs filières de casiers, étaient souvent gréés en sloups, avec un seul mât portant une voile à corne et, à l’avant, une trinquette amurée sur l’étrave, plus un foc sur un bout-dehors horizontal. 

Certains des plus grands sloups langoustiers portaient en outre un court mât de tapecul, petite voile à corne tout à l’arrière. 

 

Ils sont bien défendus à l’avant, mais bas sur l’arrière, pour manipuler leurs casiers plus aisément. 

 

Leur coque était équipée d’un vivier, vaste compartiment d’eau de mer dans lequel les prises étaient gardées vivantes jusqu’au retour. 

 

Les reconstructions contemporaines gardent vivante la mémoire des langoustiers de l’Iroise : les sloups Cap Sizun (1991) et Jean Moulin (2022), d’Audierne, et le sloup à tapecul Skellig, de Douarnenez (2011).

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