Crédits photo : B. Cormier
L’Armée du Chalut
Du 23 au 26 juillet - Scène Anita Conti
Le Collectif L’Armée du Chalut réunit des « chanteurs-musiciens-animateurs » qui font référence dans la transmission de l’art du « chanteur de bord » : les Bretons Bernard Subert, Gaël Rolland et Didier Quéval ; les Bretonnes Brigitte Kloareg, Sylvie Guiner et Lucie Guilcher ; le Fécampois Pascal Servain ; le Vendéen Maurice Artus : le Guadeloupéen Césaire Berchel : ainsi qu’Emmanuel Pariselle, et Michel Colleu, le plus Havrais des Douarnenistes.
Pour cette édition, l’Armée du Chalut sera accompagné par Tom Lewis, légende de la musique maritime britannique.
Briscards des musiques traditionnelles, sonneurs de festoù-noz, meneurs de chants à hisser, chanteurs de chants salés de matelots groumeurs mais aussi diseurs d’émouvantes complaintes sur les malheurs de la vie en mer, les chanteurs partagent les répertoires en breton et en français qu’ils ont recueillis auprès des marins du temps de la voile de travail mais aussi auprès des ouvrières des conserveries et des boucanes, auprès des marins-pêcheurs des chalutiers d’après-guerre ou de ceux de la Marine ou de la « Mar Mar ». En Bretagne, Normandie, Vendée, Guadeloupe… Des chansons qu’ils publient dans les disques documentaires et les recueils qu’ils coréalisent.
Plusieurs ont participé au renouveau des chansons de marins des années 1980 en étant au coeur des premières fêtes maritimes de Douarnenez, Paimpol et Brest, où certains chantaient au sein de formations renommées comme Cabestan. Le collectif donnera d’ailleurs deux concerts spéciaux « 40 ans de chansons des gens de mer » en y invitant le grand chanteyman Tom Lewis, qui réuniront sur scène des chanteurs programmés à Dz 86, 88 et 92 !
Riches de ce magot pittoresque, les deux musiciens chanteurs inventent une musique portuaire où le patois boulonnais résonne des sons entendus aux Antilles ou au Maghreb lors du service national, chez le voisin anglais, complice de toutes les contrebandes, ou en Mer Noire, dans l’Océan Indien où l’on s’en allait chercher le jute, les minerais…
Venez les entendre brailler leurs amours, leurs colères sous la désarmante légèreté d’un genre de créole musette cuisiné au mélodéon et à la mandoline.